Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beaufs-misogynes-virilistes-alcooliques)/gilets jaunes/sociaux-démocrates ) et, malgré la demande des ancien-ne-s adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS durant de trop nombreux mois. Heureusement, le site continue son chemin libertaire... Finalement, au début 2023, l’équipe de l’émission a enfin pris la décision de changer de nom (et nage dans une confusion de plus en plus campiste). L’émission DLGS redémarre alors sur une autre radio (RFL101) à compter du 25 novembre 2025.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les cœurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Le 17 avril 2026, elle est arrêtée par la police à son domicile, suite à une enquête de plusieurs mois s’appuyant essentiellement sur des images de vidéo-surveillance qui, selon les agents, l’incriminent formellement. La justice la poursuit pour la mort de trois personnes lors d’un terrible accident de la route survenu le 4 octobre 2025, sur une autoroute de l’État de Floride. Lindsey est alors inculpée pour 8 chefs d’inculpations criminels et jetée derrière les barreaux. Sa vie s’effondre, elle ne comprend pas, elle clame son innocence.

Lindsey est enfermée pendant près de deux semaines mais finit, heureusement, par être libérée. Ses avocats réussissent à prouver que leur cliente n’était tout simplement pas présente sur le lieu du crash routier. Les charges retenues contre la jeune femme sont finalement abandonnées.

Le responsable de cette incroyable bévue judiciaire ? Des caméras de surveillance algorithmique de la société Flock-Safety. La voiture de Lindsey a été identifiée à la place d’un autre véhicule, réellement responsable de l’accident mortel. Les caméras Flock filment le trafic routier en temps réel et sont capables de lire toutes les plaques d’immatriculation des automobilistes. Mais ici, le logiciel « intelligent » a confondu les deux plaques minéralogiques. Une erreur lamentable aux conséquences désastreuses.

Lyndsey était auditionnée au Sénat des USA, mercredi 23 septembre 2026. À Washington, une commission d’enquête consacrée aux dérives des réseaux de surveillance de masse par intelligence artificielle est actuellement en cours au Capitole. La jeune femme a raconté son calvaire face à l’auditoire, et explique avoir été placée à l’isolement pendant 86 heures, avoir eu envie de mourir : « Le personnel de la prison lui a dit qu’elle devait rester isolée en raison de la gravité des accusations ».

Encore plus lamentable, la Florida Highway Patrol, l’unité de police chargée de l’enquête, avait saisi la voiture noire de la jeune femme dès le lendemain de l’accident mortel. Les policiers n’ont pas pu constater de marques de dommage ou de collision sur l’automobile, ce qui aurait dû, avec un tout petit peu de bon sens, innocenter Lindsey. Mais elle a pourtant été arrêtée dans le cadre de l’enquête, ce qui veut dire que les agents ont essayé de fabriquer des preuves pour faire correspondre la réalité à l’erreur de logiciel. En psychologie sociale, on appelle ça un biais de confirmation. Puisque les entreprises vendent leurs technologies comme étant infaillibles, il faut faire correspondre le réel avec l’hypothèse fournie par l’IA… Vertigineux.

Les caméras Flock équipent de nombreuses villes des USA. Une récente recherche menée en France par la CNIL – Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés – sur le sujet évoque au moins 120.000 caméras déployées de l’autre côté de l’Atlantique. En plus de la lecture des plaques d’immatriculation, elles peuvent détecter la marque, la couleur ou encore identifier les autocollants sur la carrosserie d’une voiture, avec l’heure, la localisation et l’endroit exact où le véhicule a été filmé. Des opposant·es à cette surveillance de masse affirment qu’elles prennent aussi des images de passant·es dans les rues. Ces informations collectées sont ensuite transmises à des agences gouvernementales ou des entreprises privées, ainsi qu’aux forces de police, sans aucun contrôle ni législation. Les défenseur·ses des droits dénoncent des atteintes à la vie privée, tandis que des activistes désarment les caméras considérées comme un vaste système de vidéo-surveillance de masse, en découpant les poteaux qui les soutiennent ou en les incendiant.

La vidéo-surveillance algorithmique n’est pas la seule mise en cause aux États-Unis. Les logiciels de reconnaissance faciale utilisés par les force de l’ordre, notamment par l’ICE dans sa chasse aux sans-papiers, se trompent régulièrement. Et ces erreurs peuvent détruire des vies.

En 2025 une habitante du Tennessee de 50 ans, Angela Lipps, a passé six mois en prison pour rien. La reconnaissance faciale par IA avait confondu les traits de son visage et sa coiffure avec ceux d’un suspect dans le cadre d’une affaire de fraude bancaire. Au-delà de son temps de liberté volé, Angela expliquait avoir perdu sa maison, son chien et sa voiture pendant son incarcération. Et aucun des policiers en charge de l’enquête ne s’est excusé.

Ces gadgets techno-policiers sont présentés comme infaillibles et censés garantir la fin de « l’insécurité ». Une affirmation qui repose sur un double mensonge : une fiabilité absolue de machines, qui n’auraient pas besoin de contrôle humain, et une surveillance qui empêcherait les crimes et les délits d’advenir. Ces deux principes sont factuellement faux : des erreurs graves sont commises par les logiciels de surveillance algorithmique, et des études démontrent que les caméras n’empêchent pas la commission d’infractions. La techno-police ne sert qu’à surveiller les populations et installer un futur cauchemardesque, ouvrant la porte à l’arbitraire le plus total.

Contre Attaque

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Sources
Bonjour, Pourriez-vous indiquer vos sources svp, notamment pour les entretiens de Paul Watson (…)

Shinobi
Jadore François Bégaudeau, il est vraiment un hérault de la gauche !

Merci pour la publication...
Voici le lien complet avec tous les textes traduits : https://www.autistici.org/tridnivalka/anarcom

mais...
mais comment s’en est arrivé là ?! la réputation de l’animateur n’est plus à faire mais tout de (…)

CHANGEZ LE GENERIQUE !
Ca fait maintenant des mois que je n’écoute plus l’émission. Entre un animateur en boucle sur (…)