Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beaufs-misogynes-virilistes-alcooliques)/gilets jaunes/sociaux-démocrates ) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

MICHEL ONFRAY : LES CIRCONVOLUTIONS D’UN BOUFFON
Article mis en ligne le 28 mai 2020

par siksatnam

Michel Onfray est un type qui a un « gros melon ». Bien qu’il se plaigne régulièrement d’être boycotté par les grands médias, c’est pourtant un des gus qui est le plus exposé sur nos écrans télé.

Le philosophe « libertaire », « Camusien », « hédoniste » est un bon client qui soutient son actualité en pondant, les uns après les autres, des livres autour de ses péroraisons.

Ne pouvant cependant pas se suffire à lui-même, il invente désormais son propre média, convoquant un bien singulier « Front Populaire » où il côtoie, sans sourciller, la vermine de la droite extrême au nom d’une « unité des anti-système ».

Le cheminement de cette girouette politique devient enfin clair. Convoquant régulièrement Proudhon dans ses multiples emphases médiatiques, il se retrouve ainsi avec la lie de la mouvance réactionnaire française tout comme l’ont fait avant lui, malheureusement, une petite partie des syndicalistes révolutionnaires Français, dans les années 1910, au sein du « cercle Proudhon » où ils côtoyaient des monarchistes. L’histoire bégaie et ses hoquets sont délétères…

Onfray en a pincé pour Besancenot, puis pour Mélenchon, puis pour De Gaulle (au motif que la tante du général aurait été…Proudhonienne !), tout en passant, entre deux risettes à Zemmour, par le harceleur de droite extrême, Asselineau, le gourou de l’UPR.

Camus, qu’il ne cesse de citer, doit se retourner dans sa tombe, tant il est vrai que ce dernier a été clair dans ses engagements : soutien aux anarchistes Espagnols en 1936, engagement dans la résistance active en 1943. Il combattait précisément les inspirateurs d’une droite extrême dans laquelle Onfray a décidé désormais de partager la fange.

Des dérives d’un individualiste, imbu de sa personne comme il se doit, jouissant à l’infini de sa logorrhée, Onfray est arrivé aujourd’hui au bout de son chemin : il peut désormais trôner dans l’ordure…

ES